27 juin 2008
Fièvre scrappeuse
Toi aussi tu as remarqué que mon dernier billet date seulement d'il y a dix petits jours. Toi aussi tu t'es dit en voyant ta blogline s'affoler "elle est malade ou bien ? ". Autant te le dire tout de suite, je suis malade. T'en vas pas en courant, ma fièvre scrappeuse n'est pas contagieuse. Non ce ne sont pas ces jolis papiers Pink Paisley (en vente là ) qui ont provoqué une montée en température. Ils auraient pu, parce que, aussitôt reçus j'ai eu envie de les utiliser pour fabriquer avant notre départ en vacances, un petit carnet de route dans lequel je n'aurai plus qu'à coller mes plus jolies photos à notre retour. Ben tiens, je commence à me connaître et je n'ai pas eu de mal à voir que l'album des vacances 2007 n'était toujours pas terminé alors que les nouvelles vont bientôt commencer. Et puis d'abord, si je te dis ce qui me l'a causé (cette fièvre au cas où tu ne suivrais plus), je suis sûre que tu vas me dire que tu souffres du même mal.
Vois-tu c'est plutôt une nausée persistante qui m'ébranle en ce moment. Un peu comme tous les français dont le moral n'a jamais été aussi bas depuis plus de 20 ans. Tu m'étonnes ! Tu sais bien que je n'aime pas taper sur Bienaîmé, notre Président, sans raison valable, bien que je sois parfaitement bilingue en français-langue de vipère. Tu le sais. Alors ne m'oblige pas à te rappeler ce qu'on nous a appris cette semaine.
Par quoi je commence ? Le déremboursement à 100% des Affections Longue Durée (A.L.D) ou la télévision de service public sans pub ?
Dans l'ordre. Donc mardi, une fuite du cabinet (pouf, pouf, appelez le plombier) du directeur de la caisse nationale d'assurance maladie (CNAM), nous apprenait que l'on envisageait de dérembourser à 100% les soins qui ne concernaient pas directement la maladie. Bien sûr, ce monsieur ne s'est pas levé mardi matin, en disant "tiens je vais passer le remboursement de ces soins à 35%, comme ça je vais économiser 220 millions d'euros et j'aurai un bon point". Si il y a eu fuite, c'est forcément qu'on y avait réfléchi depuis quelques temps en haut lieu, c'est à dire à la CNAM et au ministère. Ce ministère qui est dirigé par un docteur en pharmacie. Mais elle l'a eu où son diplôme la dame en rose ? Dans un oeuf Kinder ? Parce que franchement, il ne faut pas être sorti de la cuisine de Jupiter pour savoir qu'en général lorsque tu es en A.L.D tu as une foultitude de maladies annexes qui viennent se greffer sur ton A.L.D. Par exemple, lorsque tu as un diabète, tu peux perdre la vue, ou un pied (c'est dommage que tu ne puisses pas perdre une oreille, ça t'éviterait d'entendre leurs conneries). Quand tu as une hépatite C, bien souvent généreusement offerte au cours d'une transfusion dans un hôpital public, tu as tendance à développer (parce que ton foie ne joue plus son rôle correctement) des fibrômes, des fibroses, de graves problèmes ophtalmiques, des hémorragies, j'en passe et des moins réjouissants. Forcément, quand tu as ce genre d'affections, pour peu que tu aies été obligé de t'arrêter de travailler, tu n'as pas non plus de mutuelle, parce qu'elles t'ont toutes répondu "Non merci, on n'est pas une poubelle" lorsque tu as souhaité prendre une adhésion individuelle. Et donc la dame en rose et ses conseillers ont pensé qu'ils pouvaient faire des économies sur le dos de ces malades. Avant d'annoncer ce matin devant le tollé de réactions, que finalement cette idée était abandonnée. Jusqu'à quand ? Les prochaines vacances pour que personne ne s'en rende compte ? Après les franchises médicales qui s'appliquent déjà aux patients en A.L.D et dont j'avais parlé dans un précédent billet, j'ai la nette impression que les malades dérangent Bienaîmé et sa clique et qu'ils vont finir par en pousser plus d'un au suicide (ce qui est déjà un peu le cas pour les patients en A.L.D qui ont décidé de suspendre leurs soins pour protester contre les franchises médicales).
Et le choix du gouvernement de compenser l'arrêt de la publicité sur les chaînes publiques par une taxation supplémentaire sur les forfaits internet et téléphonie mobile, tu veux que je t'en parle ou ça va te pourrir le week-end ? Comment ça se passe chez toi ? Ce sont les filleuls qui font des cadeaux à leur parrain ou les parrains qui font des cadeaux à leur filleul. Parce que vois-tu, Martin Bouygues, parrain du petit Louis, vient de recevoir un très beau cadeau pour les vacances. Non seulement la publicité sur sa chaîne a déjà largement profité de l'effet d'annonce (les annonceurs ayant anticipé l'arrêt de la pub sur France Télévision et reporté leurs achats d'espace sur TF1 et M6), mais en plus il vient de ressentir le deuxième effet kiss cool, puisqu'il va être obligé, le pauvre, d'augmenter ses tarifs sur Bouygues Télécom. Elle est pas belle la vie ?
Allez pour me calmer je vais vite aller boulotter mes derniers macarons, je sens que ça va me faire du bien.

Sur ces propos nombrilistes mais pas que, tu peux éteindre ton ordinateur et reprendre une activité normale.
EDIT : j'ai oublié de dire "merci" à Cathy qui m'a gentiment trouilloté à la Bind-it-all le petit album des vacances et laissé sa machine à baby-sitter pendant son déménagement. Merci Cathy.
17 juin 2008
Detou, de rien
Ami lecteur, toi qui n'a pas les yeux au fond de ta poche, parce que, franchement, c'est pas pratique et ça ne sert à rien, à part à broyer du noir, ami lecteur, donc, tu as certainement remarqué que ce blog est un peu en jachère depuis quelque temps. D'un billet hebdomadaire, je ne le nourris plus désormais qu'une fois par mois. Est-ce la lecture récurrente des "spécial maigrir" dont la presse féminine nous affuble chaque année à la même saison ? Tu crois que mon blog veut pouvoir rentrer dans son bikini d'été et m'a demandé de jouer au coach minceur pour le rendre un peu plus sexy avant la prochaine canicule ? Non mais, ça va pas la tête ? Tu sais bien que je suis une ménagère de moins de 50 ans affublée de ce maudit et douloureux syndrome "Caroline Ingalls".
Viens par là, que je te raconte mon quotidien, quand je ne joue pas à la working girl. Si, si approche, n'aie pas peur, ce n'est pas forcément contagieux. Quoique.
D'abord je commence ma journée en fabriquant une petite boîte et plein de jolies cartes pour offrir à une amie. Comme je suis une chic fille, je fais un truc totalement inutile mais qui en jette un max, je choisis des couleurs assorties à son salon.
Et comme je suis bien élevée, j'envoie une carte pour la remercier de m'avoir hébergée. 
Si tu veux voir les photos en grand format, clique dessus, tu verras c'est magique.
Et si tu veux savoir d'où vient le matériel qui m'a servi à les fabriquer, appuie sur le mulot, là.
Ensuite, comme le syndrome Caroline Ingalls est chronique, ne va pas imaginer que je m'en débarrasse lorsque je suis de passage à Paris. Que nenni ! Au lieu de courir les soirées de la hype, je pars en pélerinage vers la Mecque des gourmets et me prosterne devant le seuil de G.Detou, 58 Rue Ticquetonne dans le 2ème. Là, vois-tu c'est un peu comme si j'entrais au Paradis. D'abord, parce que le service y est affable sans être obséquieux, le conseil y est avisé sans jamais être "pousse au crime" et enfin parce que ça me rappelle le métier de mon grand-père et celui de mon père qui ont servi 50 ans durant les mêmes produits aux professionnels de la restauration. Si je me suis précipité dans cette antre culinaire, c'est parce que depuis mon stage "macarons" à l'école du Grand Chocolat de Valrhona, il me fallait absolument trouver les colorants en poudre pour faire mes jolies verrines d'été.
Une fournée de macarons vert pistache (bientôt une photo). Avec les "moins beaux" de jolies verrines pour les desserts d'été. Une recette de mon amie Christine qui n'a pas encore de blog. Une couche de brisure de macarons vert, une couche de ganache ivoire, 3 cerises au sirop (maison, cela va de soi) et à nouveau quelques brisures de macarons mariées à 3 pistaches émiettées. En mini verre pour un café gourmand ou dans une verrine plus grosse pour un dessert. Vert, blanc et rouge comme le drapeau italien. Oh pardon ! J'aurais peut-être dû en offrir à Raymond et ses joueurs, pour qu'ils aient envie de bouffer de l'italien. Bon en même temps, ça va leur faire un prétexte en or pour expliquer cette raclée. Non parce que le coup de la chaleur à laquelle les mecs qui touchent 100 fois ton salaire n'étaient pas préparé, suivi de celui des vestiaires trop petits, ça fait juste rire dans les chaumières.
Et comme je ne vais pas remettre les pieds chez Canalblog avant plusieurs jours voire plusieurs semaines, je te montre un dernier petit truc "fait maison" avant de disparaître. Un petit ensemble offert cet après-midi au plus mignon des petits garçons : petit gilet en mousse en alpaga de "La Droguerie", sarouel en lin "encre" et brassière à encolure carrée en lin chemise blanc, tirés du livre de Citronille "Les intemporels pour bébé". Les tissus ont été achetés là.
Oui je sais ça fait beaucoup d'un coup. J'affame ce blog pendant des semaines et après je lui fais frôler l'indigestion, voire l'overdose. C'est ce que l'on appelle l'effet yoyo. Et encore je ne t'ai pas montré toutes mes blouses japonaises ...
Sur ces propos totalement nombrilistes, vous pouvez éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale.

