Moi, mon nombril

Du bricolage de fille, du scrap et de la couture, des coups de coeur, des coups de gueule, des billets d'humeur ou d'humour selon la couleur des nuages.

29 août 2008

J'arrête le sport

citronilleC'est décidé j'arrête le sport. Oui je sais c'est brutal comme nouvelle, mais en même temps je crains que cette quinzaine olympique n'ait créé des dégâts irréversibles. Le sport c'est bien, oui, comme les 5 fruits et légumes quotidiens, mais à haute dose comme je l'ai pratiqué pendant ces 15 jours d'août, je vous jure que c'est vraiment trop dur. Et encore, bien souvent j'avais un beau tablier en lin noué sur les hanches et j'étais en train d'éplucher des légumes (décidément !) ou de faire des pavlovas aux fruits rouges (et hop 5 fruits au milieu d'une montagne de sucre et de crème fouettée) et je n'avais donc que le son.

Malgré cela, j'étais en larmes. Voui parfaitement, alors ne désopilez pas je vous en prie. Je ne vous raconte pas dans quel état j'étais les rares fois où je suis allée brancher la télé pour voir les compétitions avec mes yeux plutôt qu'avec mes oreilles. Enfin si je vous le raconte, j'étais à ramasser à la petite cuillère, au bord du nervous breakdown, limite en hyperventilation.

Pour les ceusses et les ceux qui ne me connaissent pas en chair et en os (eh, oui je ne suis pas qu'un pur esprit), depuis ma plus tendre enfance, j'ai plus tendance à papillonner au bord des bassins qu'à l'intérieur. Des stades d'athlé j'ai plus fréquenté les vestiaires (en tout bien tout honneur, je suivais mon père entraîneur et président de club)  que les couloirs de départ. Quant aux salles de lutte gréco-romaine si je les connais c'est juste à travers les romans de John Irving. Et pourtant, je peux vous le jurer sur la tête de mes tamagotchis, chaque fois qu'un français a fait une médaille j'étais en larmes. Et encore je pèse mes mots, parce que pour la dernière médaille, celle des experts, j'en ai même oublié que j'avais invité des potes à dîner et qu'il serait préférable que je surveille l'état de mes meringues plutôt que de pleurer la mer devant mon écran 16/9ème.

Bien évidemment l'émotion était encore plus forte lorsqu'il s'est agi de rafler des médailles sur des sports peu médiatisés, parce que là tu sais qu'en plus de s'être entraînés commes des malades pendant des années, ces sportifs ont dû souvent travailler pour pouvoir se payer leurs sucres lents chaque soir. Bien qu'on lui pardonne son jeune âge et toutes les conneries qui vont avec, je n'ai pas pleuré sur l'absence de perfs de Laure Manaudou. Il y a un moment où tu as envie de dire "tant va la cruche à l'eau ...". Et même si je me suis abstenue de penser "bien fait" eu égard à sa jeunesse et aux turpitudes de la médiatisation, je ne peux pas m'empêcher de penser que l'argent et la "célébrité" ont tout gâché, ce qui n'est pas le cas d'un Steeve Guénot (lutte gréco-romaine) ou d'une Anne Caroline Chausson (BMX).

Voilà où j'en suis rendue 5 jours après la cérémonie de clôture. Pour décompresser, je crois qu'il est définitivement préférable pour mon entourage et pour l'esprit olympique que je me contente d'appuyer sur la pédale de ma machine à coudre (trop joli ce patron de robe Citronille dans ce tissu).

Sur ces propos totalement nombrilistes, vous pouvez éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale. 

Posté par Katutt à 16:09 - Couseries - Commentaires [24] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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