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Oui, je sais, juin, pour la mère de famille est un peu comme décembre. Fin mai, elle enfile son costume d’hôtesse de l’air, grimpe dans un avion, et entame un mois d’une course effrénée après le temps, sans escale.

Pour celles qui vomissent d’angoisse à l’idée d’un crash, le costume de sirène est disponible en toutes tailles. Tandis que leurs copines ont l’impression de ne pas se poser pendant 30 jours, elles, sont sous l’eau. Aux fêtes d’école et spectacles de fin d’année s’ajoutent souvent les mariages, baptêmes, communions (juin, est normalement un mois où le beau temps est assuré). Sans compter qu’au boulot, on veut souvent tout boucler avant cette période de flottement appelée congés d’été qui s’étend sur 8 semaines, étant donné que tout le monde n’est pas en vacances en même temps.

Vous, je ne sais pas, mais moi, ce qui me fait tenir au cours de ce mois de malade mental(e), c’est l’idée de ces 15 jours de farniente et des moments de lecture qui vont les jalonner. Non pas que je ne lise pas pendant l’année, mais simplement parce que je sais qu’en vacances, je pourrais lire autant que je veux. Prendre un petit-déj’ tranquille, pendant que toute la maison dort et me laisser emporter dans une autre vie. En remettre une petite couche après le déjeuner pendant qu’un petit vent frais me chatouillera les orteils. M’y replonger à la plage et lire jusqu’à plus soif le soir au plum’s, sans avoir à me dire que demain le réveil sonnera (toujours trop tôt).

Aujourd’hui, j’ai envie de partager ce qui m’a fait vibrer l’été dernier, quand j’ai eu le privilège de lire le manuscrit de Zelda Zonk. Depuis, il est sorti en version papier et numérique. Il vit sa vie de bon livre qui n’a pas les moyens de s’offrir un plan marketing à la « fifty shades of grey ». Je me dis que mon blog comme le vôtre quand vous l’aurez lu, pourront lui permettre de prendre un peu la lumière. Hier, Stéphane de Groodt disait « le buzz m’éclaire » et c’est bien tout le mal que je souhaite à Zelda Zonk et à son auteure, mon amie, Laurence Peyrin.

Le pitch 

Lorsqu’Hannah rencontre Zelda au cours de sa convalescence, elle est loin d’imaginer que cette vieille dame inlassablement attelée à sa broderie fut l’une des plus grandes stars planétaires. Pourquoi cette icône disparue en pleine gloire, aurait-elle organisé sa disparition pour fuir loin de ce monde de paillettes, et vivre incognito ?

Je ne vais pas vous en dire plus. Commencez par taper "Zelda Zonk" et "Laurence Peyrin" (l'auteure, sinon vous tombez sur le site d'une illustratrice) dans un moteur de recherche, puis dirigez-vous vers votre librairie, ou vers un site de vente de livres si vous n’avez pas de librairie près de chez vous et COMMANDEZ le. C’est l’assurance d’un bon gros moment d’évasion, teinté de tendresse ironique, de romantisme loin de tout ce que des plans marketing formatés pour plaire à la ménagère de moins de 50 ans auront imaginé pour vous.

L’auteure

Laurence Peyrin est mon amie, c’est pour cette raison que j’ai eu la chance de lire son roman quand il était encore chez son éditeur. Elle est journaliste, passionnée de cinéma. Elle a un faible pour Clive Owen et pour celle dont je ne vais pas vous révéler le nom ici puisqu’elle est l’héroïne de son premier roman. Nous nous sommes rencontrées il y a tout juste 16 ans, alors que je débarquais à Grenoble. La première image que je garde d’elle, est celle de cette femme enceinte de son 4ème enfant (alors que j’étais en train de couver mon premier) que rien ne semblait effrayer. Elle prenait la vie à bras le corps, la brûlait par tous les bouts, trouvant le temps de broder le soir en rentrant du boulot. Cela faisait à peine une heure que nous nous connaissions, qu’elle me disait déjà son rêve d’écrire un roman autour de celle dont la mort a toujours suscité beaucoup d’interrogations. 15 ans plus tard et six enfants au compteur, après 9 mois passés à aligner des mots à la bibliothèque, son roman devenait une œuvre de papier que des milliers (des millions) de gens allaient pouvoir partager. Tout au long de ma lecture, j’imaginais quel rôle je donnerais à quel acteur, quelles actrices. Je crois que son immense culture cinématographique en a fait d’ores et déjà un bon scénario. Aujourd’hui, elle vient de livrer le tome 2 à son éditeur et si je n’ai qu’un conseil à vous donner pour votre été c’est de vous précipiter sur les 460 premières pages du tome 1.

Sur ces propos absolument pas nombrilistes, vous pouvez éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale. Et si vous avez des conseils lecture à me livrer, profitez des commentaires pour les partager.