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Vous, je ne sais pas, mais moi, il y a un truc que j'aime particulièrement me coudre : des sacs. Il faut dire que je n'ai jamais été une fille à it-bag. Dois-je vous rappeler que j'ai 5, non 7 merdeuses à la maison qui, depuis qu'on a eu un comm' d'Inès de la Fressange herself, sont devenues de vraies icônes de mode ? Il faut les voir en période de défilés, guettant le facteur tous les jours dans l'espoir de recevoir une invitation. Et mouinant parce que rien n'est arrivé. Non mais, j'vous jure !

Il y a quelques semaines, j'avais craqué pour le hors série N°3 de "Coudre c'est facile" en partie à cause du modèle de ce sac. Mon amie Sylvie m'avait proposé de le faire avec moi et c'est le genre d'inviation qu'on ne refuse pas (contrairement à celles pour les défilés, que je mets direct au panier, hé, hé). Pourquoi ? Parce que Sylvie est ma coach en couture tout simplement. Rien ne lui fait peur, ni les patrons japonais, ni les patrons Citronille. C'est vous dire ! On a profité du 1er mai pour coudre plus, pendant que les vrais travailleurs essayaient de faire la nique aux "faux chômeurs" dans les défilés pas de mode. Un vrai sac de nœuds qui a mal viré pour celui qui avait tenté une fois de plus d'opposer les français entre eux. Je dis ça, je dis rien, mais ... quand même !

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Autant vous le dire, je ne suis pas certaine qu'une fée débutante voulant faire ce sac trouverait que coudre c'est facile. Mais rien de bien sorcier non plus, il suffit de s'appliquer, notamment pour coudre la partie qui va refermer le sac. On a choisi de le faire dans un vieux drap en métis écru, doublé d'une toile de Jouy en lin, et d'un jersey noir pour le fermer. Le modèle du livre n'est pas doublé mais manquait singulièrement de tenue. J'ai ajouté également deux petites fleurs qui servent d'arrêt au ruban qui referme le sac. J'avais acheté une belle paire de poignées japonaises en cuir noir à pois écrus (d'où mon choix de tissus) et ce sont elles qui font tout le charme de ce sac. Au final, ces tons hyper classiques, lui donnent un petit côté Chanel. Rien de moins, oui. J'ai en tête cette image de Coco en tailleur noir et écru chaque fois que je le prends.

Et d'ailleurs, c'est certainement la raison qui a poussé ces trois merdeuses à élire domicile dans mon nouvel it-bag !

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Ah, ça me fait de belles journées !

Sur ces propos nombrilistes, vous pouvez éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale.

Toile métis écru tirée d'un drap ancien, jersey noir Toto, toile de Jouy en lin récup', broche "l'encre violette", poignée en cuir Inazuma Maison de la couture (Grenoble) Mini fleurs potiron réalisées dans une chute de tissu Indigotex.